Collectif national de résistance à Base élèves

Contre le fichage à l’école

Tarn

Collectif Non à base élèves du Tarn
base.eleves81@ablink.com

Dernières infos…

Novembre 2009

Le collectif Non à Base élèves du Tarn a fait sa rentrée dès la semaine du 7 septembre en allant devant les écoles du Tarn Nord ouest, pour aller à la rencontre des parents et montrer que l’opposition à Base élèves existe encore malgré la saisie qui a été faite entre avril et juillet 2009. Le collectif prévoit d’organiser une semaine de sensibilisation début novembre pour informer les parents et proposer éventuellement un 2e dépôt de plainte.


Juin 2009

Plaintes de parents d’élèves

96 plaintes ont été rassemblées le 3 juin au TGI d’Albi, au départ il était question seulement d’une cinquantaine.
Ce jour-là, une mobilisation du collectif « Non à base élèves du nord-ouest du Tarn » avait lieu devant le tribunal. Une vidéo de cette journée a été réalisée pour l’occasion (visible sur ce site et archivé dans notre vidéothèque).

30 mai 2009. Une cinquantaine de parents d’élèves tarnais portent plainte contre la mise en place de Base élèves (lire le communiqué de presse du 30/05).


Mai 2009

Réunion d’information publique sur le fichier Base Eleves et la multiplication des fichiers dans notre société

Le fichage aujourd’hui et la biométrie, historique des fichiers, le fichier Base Eleves, les actions de résistance, porter plainte contre Base Eleves…
Lundi 18 mai à 20h30, Auditorium Salle Dom Vayssette ­ GAILLAC

Menu du jour:
1/ Le fichage et les systèmes de surveillance.
2/ Base élèves, histoire et ce qui nous fait nous opposer à sa mise en place
3/ Les résistances ici et ailleurs
4/ Organisation du dépôt de plaintes


Avril 2009

BILAN DE LA CAMPAGNE CONTRE BASE ELEVES DANS LE NORD OUEST DU TARN

- Sur le secteur du nord ouest du Tarn, toutes les directrices ont maintenant été formées dans les deux derniers mois soit directement à l’école par l’intervention de l’animateur informatique soit par convocation à l’inspection, ces personnes n’étaient pas encore formées grâce au blocage des formations par le collectif en novembre, elles ne se sont pas positionnées individuellement et ont donc accepté d’être formatées.
- Une directrice a déjà saisi base élèves et ceci sans en informer les parents ; c’est une maman qui lui a demandé où on en était de base élèves qui a eu l’info après que ce soit fait et ceci malgré les nombreuses lettres adressées à l’inspection et à elle l’année dernière, lettres qui n’ont reçu aucune réponse. Nous débattons sur comment faire pour sensibiliser/faire réagir les parents de cet école, autant plus difficile que les enfants arrivent tous par bus.
- Une autre directrice s’apprête à le faire malgré le positionnement des parents. Nous lui demandons une réunion d’information des parents, appelée par elle pour être sur d’attirer les parents en nombre (ce que le collectif n’arrive pas à faire), et attendons une date. On y exprimera notre position sur BE, expliquera bien le contexte de la chose, et parlera de l’action de porter plainte. Nous prévoyons aussi de lancer une campagne intense d’information sur le dêpot des plaintes avec une stand d’information devant l’école tous les jours pendant un moment. Nous aimerions avoir des plaintes à déposer le 13 mai, mais la date n’est pas encore fixée.
- Une autre directrice est bien embêtée car elle aimerait ne pas le faire mais se sent bien seule. Elle fait tout ce qu’elle peut pour le repousser, et en attendant elle essaie de mobiliser les parents.

Actions prévues :
- Porter plainte : nous sommes en contact avec une avocate, un mode d’emploi est en cours de rédaction.
- Occuper les écoles administrativement pour empêcher celles encore hors base élèves de rentrer dans le dispositif.
- Relancer une campagne de mobilisation de parents dans toutes les écoles.
- Initier les réunions d’information dans les écoles, surtout celles qui n’ont pas encore une connexion adsl, et donc ne sont pas encore embêtées.
- Participer à Libertarn, Salon du livre libertaire, le 24 mai à Gaillac.


Novembre 2008

Une formation bloquée à Albi… et une autre à Castres, dans la foulée

Le jeudi 6 novembre à l’IUFM d’Albi, des directeurs et directrices étaient convoqués pour une formation à Base Élèves. Mais la formation n’a pas eu lieu, puisqu’une quarantaine de personnes avaient bloqué l’accès au bâtiment. Tout le monde est tranquillement reparti (vraiment tranquillement, on ne peut pas dire que notre intervention ait provoqué beaucoup de réactions parmi les directeurs, ni dans un sens ni dans l’autre …)
Parmi les manifestants, il y avait 6 enseignantes qui s’étaient donc portées grévistes, des parents, des élus, le syndicat SUD était également représenté, et … des éleveurs de brebis (si, si !!!)  sensibilisés sur la question du fichage, puisqu’ils n’acceptent pas qu’on leur impose de “pucer” leurs bêtes (si c’est inacceptable pour les enfants, ce n’est pas anodin non plus pour le bétail).

Cette action a été également l’occasion de discuter avec des parents des écoles toutes proches de l’IUFM, avec la surprise toujours renouvelée de voir que beaucoup n’ont jamais entendu parler de Base élèves, ou pensent qu’il s’agit d’un projet, et découvrent avec stupeur que leur enfant est déjà fiché. Certains avaient l’air décidés à demander des comptes aux directrices, ce qui paraît normal.

Une radio locale et France 3 étaient là aussi.

Le lendemain, une autre formation a été bloquée à Castres. Les bloqueurs étaient moins nombreux que la veille à Albi, alors ils se sont fait passer pour des directeurs afin de pénétrer dans la salle de formation. L’IEN est intervenu pour leur demander de partir, mais quelques directeurs présents les ont soutenus, et du coup, il a annulé la formation, plutôt que d’engager une discussion.

Formation Albi

ARRÊTÉ OU PAS… LA MOBILISATION CONTRE BASE ÉLÈVES SE POURSUIT

Le jeudi 6 novembre 2008, les directrices et directeurs d’écoles primaires du Tarn doivent être formés à l’utilisation de Base élèves.
Nous continuons à nous mobiliser contre la mise en place de ce fichier.
Depuis un an le collectif du Tarn nord ouest contre Base élèves organise des actions pour informer de l’existence de ce fichier et de ses utilisations possibles.
Nous demandons la suppression de ce fichier et donc l’annulation de la formation prévue.
Pourquoi refusons-nous ce fichier ?
Depuis plusieurs années, le Ministère de l’éducation nationale cherche à mettre en place un système de fichage centralisé de la population scolaire (« Base élèves » en écoles maternelles et primaires et « Sconet », dans le second degré). Concernant Base élèves, la mobilisation de parents d’élèves, d’enseignants et d’élus a fait reculer le Ministère : il a d’abord retiré les données les plus « sensibles » (origine ethnique, langue parlée, etc.), puis a promis la suppression des données à caractère social, familial et scolaire, jusqu’à annoncer que le fichier ne contiendrait plus que l’état civil des enfants.
Il est clair que la tactique du gouvernement consiste à faire trois pas en avant, deux pas en arrière, de manière délibérée : on annonce la mise en place d’un système de contrôle digne d’un Etat totalitaire pour faire mine de reculer ensuite sur les points les plus intolérables. Et au final, on a fait accepter l’essentiel : l’idée qu’il devient normal de ficher l’ensemble de la population et ce, dés son plus jeune âge.
Il en va de Base élèves comme, plus récemment, pour le fichier Edvige ou le Fichier National des Empreintes Génétiques, d’abord réservé aux délinquants sexuels, aujourd’hui applicable à des personnes suspectées de vol.
Nous ne nous laisserons pas berner : une fois l’outil Base élèves mis en place, demain, les données dont on nous a promis la suppression seront peu à peu rajoutées, discrètement, et l’objectif aura été atteint : tout le monde, dès l’enfance, sera habitué à l’idée qu’il est « naturel » d’être fiché, et l’Etat aura à sa disposition toutes les données qu’il désire.
Nous estimons encore et toujours que personne (ni les directeurs, ni les élèves, ni les parents, ni les inspecteurs, ni les maires) n’a besoin que des données nominatives sortent de l’école pour une bonne gestion de celle-ci. Et que ce n’est pas ce type de dispositif qui pourra améliorer la qualité de l’éducation de nos enfants.
Voilà pourquoi nous continuons et nous continuerons à lutter pour la suppression du fichier Base élèves et de tout autre fichier liberticide.

Le collectif Non à base élèves du nord-ouest du Tarn

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Journée nationale contre Base élèves – 14 juin 2008

musique contre BE à Gaillac

A l’occasion de la journée nationale d’action contre Base élèves, un rassemblement a été organisé à Gaillac. Une quarantaine de personnes étaient présentes. Des tracts ont été distribués, et les militants ont discuté avec des gens qui ont parfois signé la pétition (une quarantaine de signatures récoltées).
Plusieurs journalistes (Les échos du Tarn, La Dépêche du Midi) étaient présents.
Le matin, des journalistes de France 3 sont venus filmer des parents et des enseignants du collectif. Le reportage a été diffusé le mardi 17 juin dans l’édition locale du Tarn.
Plus de photos ici
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Le collectif du Tarn

Le collectif, d’une cinquantaine de personnes, s’est constitué depuis le début du mois de mars 2008, en vue de s’opposer à la mise en place de Base élèves. Il est composé de parents, d’enseignants et d’élus, sur le secteur du RPI de Penne-Vaour (pas de base élèves pour l’instant dans ce RPI) et du réseau d’écoles de Vère-Grésigne (écoles de Castelnau de Montmiral, Cahuzac sur Vère, Puycelsi, Le Verdier – parmi ces écoles, une seule utilise déjà Base élèves).

Dans ce secteur, voici où nous en sommes :
Nous sommes en train de regrouper des lettres de parents signifiant leur refus de voir leurs enfants figurer dans BE, adressées aux directeurs, à l’inspecteur d’académie, aux députés. Nous avons récolté des signatures pour la pétition lancée par le CORRESO.
Suite à nos actions, des conseils d’école (Penne-Vaour, Bruniquel) se sont positionnés contre BE et vont faire remonter leur refus. Des conseils municipaux ont adopté des délibérations contre BE (Vaour, Penne, Castelnau de Montmiral, Bruniquel) et vont le faire savoir à l’Education Nationale (nous y veillerons). L’association des parents d’élèves de Penne-Vaour s’est également engagée dans la même démarche.
Collectif “Non à Base élèves” Vère-Grésigne / Vaour-Penne : base.eleve_n81@ablink.com