Collectif national de résistance à Base élèves

Contre le fichage à l'école

Val d’Oise

Comité de liaison de l’Education Nationale de l’agglomération de Cergy-Pontoise
comite.liaison.en.cp@gmail.com





Dernières infos

Mai 2012

Collectivement, refusons le Livret Personnel de Compétence (LPC) !
Campagne unitaire du Comité de liaison de l’Education Nationale de l’agglomération de Cergy-Pontoise

→ Télécharger le tract de 2 pages au format pdf.


Février 2012

Appel à refuser collectivement le LPC sur l’agglomération de Cergy-Pontoise

A l’appel du Comité de liaison de l’Education nationale de l’agglomération de Cergy, une AG de grévistes s’est tenue le mardi 31/01 à la Maison des syndicats.

Elle a réuni des collègues du 1er et du 2nd degré, non syndiqués ou syndiqués à la CGT Educ’action, au SNUipp-FSU, au SNES-FSU ou à SUD-Education.

Cette AG a décidé de mener une campagne de mobilisation unitaire sur l’agglomération pour le refus collectif du Livret Personnel de Compétence (LPC), dans le 1er comme dans le 2nd degré.

A cet effet, nous mettons à la disposition de l’ensemble des collègues :

  • Un texte argumentaire, pour se préparer à débattre entre collègues ou avec les parents d’élèves.
  • Un texte de motion à voter en conseil des maîtres et/ou en Conseil d’école ou Conseil d’Administration. Ce texte peut évidemment être modifié par chaque instance selon le débat local.

Il peut également servir de base à une  pétition qui serait proposée aux enseignants.

Par l’intermédiaire de la liste de diffusion du Comité de liaison, nous ferons connaître le plus régulièrement possible les avancées de la mobilisation :

  • établissements et écoles ayant pris position
  • nombre de collègues du 1er et du second degré engagés

Nous vous invitons nombreux à une réunion d’information et de mobilisation contre le LPC :

Mardi 13 mars 2011 à 19H
Maison des syndicats de Cergy, rue Francis Combe

Merci de nous faire remonter vos prises de position, collectives ou individuelles.
CONTACT : comite.liaison.en.cp@gmail.com

Documents à télécharger :

Motion de Conseil d’école/de CA
Refus du Livret Personnel de Compétences

Le conseil de l’école/Le conseil d’administration  ………………………… réuni le ……………….. adopte l’analyse suivante.

Le BO du 8/7/2010 impose aux enseignants d’utiliser un nouvel outil d’évaluation : le Livret Personnel de Compétences. Or, ce livret pose des problèmes d’ordre pédagogique et éthique.

-> Le livret de compétences organise le fichage de la population scolaire

  • Le Livret Personnel de Compétences n’est pas un livret mais un fichier national, centralisé, en passe d’être numérique au cours de l’année 2011-2012 à l’école et au Collège.
  • Le Livret Personnel de Compétences n’est pas personnel car il n’appartient pas à l’élève mais à l’Etat. Alors qu’aucun débat public n’a eu lieu, les données personnelles et sensibles qu’il contient sortent de l’espace privé et suivent l’élève tout au long de sa scolarité. Ces « compétences » introduites dans la base de données Base Elèves en 2007, puis supprimées en 2008 sous la pression de la société civile, réapparaissent dans le LPC.
  • Le Livret Personnel de Compétences intègre les résultats aux évaluations nationales qui devaient rester anonymes !
  • Le droit à l’oubli n’existe plus : ficher des compétences revient aussi à ficher des incompétences…

-> Le livret de compétences est un non sens pédagogique.Années après années, l’évaluation des élèves prend toujours plus de place dans les pratiques enseignantes au détriment du temps d’apprentissage. Dans le même temps, l’évaluation est progressivement vidée de tout sens pédagogique.

  • Le Livret Personnel de Compétences ne signifie rien pour l’élève. Il lui est même préjudiciable. L’enfant est entraîné vers un morcellement des tâches au détriment d’une approche et d’une réflexion globale.
  • Il n’est pas non plus une nécessité pour les familles qui sont déjà informées des progrès de leur enfant par le biais des outils d’évaluation élaborés par les enseignants.
  • Il dénature l’apprentissage qui est un processus complexe en le réduisant à une succession de compétences empilées et acquises un jour J.
  • Le métier d’enseignant est réduit à un travail d’exécutant. La logique d’un système visant à coller au plus près de « compétences » imposées risque d’aboutir à la seule production d’exercices  et de méthodes normées.

En conséquence, le Conseil  d’école/Conseil d’administration :

  • demande l’abandon du Livret Personnel de Compétences.
  • décide collectivement de ne pas remplir le Livret Personnel de Compétences.
  • rappelle que les  enseignants utiliseront leurs outils d’évaluation habituels, seuls susceptibles d’engager leurs élèves dans une réelle continuité éducative.

Le………………………. A…………………………..

Lettre aux parents

Madame, Monsieur,

Cette année, il est imposé aux enseignants d’utiliser un nouvel outil d’évaluation : le Livret Personnel de Compétences. Or, ce livret pose des problèmes d’ordre pédagogique et éthique.

Des problèmes d’ordre pédagogique : perte de sens

Années après années, l’évaluation des élèves prend toujours plus de place dans les pratiques enseignantes au détriment du temps d’apprentissage. Dans le même temps, l’évaluation est progressivement vidée de tout sens pédagogique.

  • Le Livret Personnel de Compétences ne signifie rien pour l’élève.
  • Il n’est pas non plus une nécessité pour vous puisque vous êtes déjà informés  régulièrement des progrès de votre enfant par le biais des outils d’évaluation que nous élaborons.
  • Il dénature l’apprentissage qui est un processus complexe en le réduisant à une succession de compétences empilées et acquises un jour J.
  • Le métier d’enseignant est réduit à un travail d’exécutant. La logique d’un système visant à coller au plus près de « compétences » imposées risque d’aboutir à la seule production d’exercices  et de méthodes normées.

Des problèmes d’ordre éthique: le fichage de la population scolaire.

  • Le Livret Personnel de Compétences n’est pas un livret mais un fichier national, centralisé, en passe d’être numérique au cours de l’année 2011-2012 à l’école et au Collège. Il n’appartient pas à l’élève mais à l’Etat.
  • Alors qu’aucun débat public n’a eu lieu, les données personnelles et sensibles qu’il contient sortent de l’espace privé et suivent l’élève tout au long de sa scolarité. Ces « compétences » introduites dans la base de données Base Elèves en 2007, puis supprimées en 2008 sous la pression de la société civile, réapparaissent dans ce nouveau livret.
  • Le Livret Personnel de Compétences intègre les résultats aux évaluations nationales qui – suite à une première mobilisation du monde enseignant et des associations de parents d’élèves- devaient rester anonymes !
  • Le droit à l’oubli n’existe plus : ficher des compétences revient aussi à ficher des incompétences…

Pour toutes ces raisons, nous vous informons que nous ne remplirons pas ce nouveau livret. Nous continuerons d’utiliser nos outils habituels pour vous rendre compte des progrès de votre enfant.

Nous comptons sur votre soutien.


Janvier 2012

Livret Personnel de Compétences : courrier du SNUipp 95 à l’IA

→ Lire sur le site du SNUipp 95 le courrier à l’IA et deux articles sur le LPC et le Livret Scolaire Numérique.


Mai 2011

Livret personnel de Compétences : ASSEZ DE CE GRAND BAZAR !

Les personnels des écoles élémentaires et des collèges, mais aussi des lycées professionnels où sont implantées des classes de 3ème à découverte professionnelle, expriment aujourd’hui leur « ras-le-bol » dans un contexte où la politique et les outils d’évaluation ont subi des transformations importantes face à la nouvelle obligation institutionnelle concernant la validation des compétences du socle par le biais du Livret Personnel de Compétences (LPC), à laquelle ils sont confrontés en cette fin d’année scolaire et qui leur pose de véritables problèmes pédagogiques et éducatifs.

Dans les écoles élémentaires, les enseignants renseignent déjà les livrets scolaires s’appuyant sur les compétences des programmes et ne perçoivent pas d’intérêt pédagogique à renseigner, pour les élèves deCE1 et de CM2, un livret supplémentaire sans utilité pour les élèves et peu cohérent avec les outils déjà mis en oeuvre. Les 46 items pour le CE1 et les 110 pour le CM2 sont parfois flous et impossibles à remplir. La surcharge de travail s’ajoute au manque de formation et d’accompagnement des enseignants qui mettent l’accent sur leur besoin de temps et de travail en équipe.

Au collège et au lycée professionnel, où l’attestation des 7 compétences du socle constitue une condition sine qua non de l’obtention du DNB (diplôme national du brevet), les personnels évaluent déjà les compétences des élèves quand elles sont travaillées dans le cadre des programmes disciplinaires, mais ils sont déroutés face à un livret qui ne peut pas être rempli sérieusement tant les 98 items qui le constituent sont flous, disparates et de niveaux divers, et tant les exigences peuvent être différentes d’un établissement à l’autre. Ils ne souhaitent pas s’engager dans une évaluation qui ne dit pas grand-chose du niveau réel de leurs élèves. C’est cette mascarade d’évaluation déjà constatée pour le niveau A2 en langue vivante étrangère et le B2i qui avait amené en janvier dernier le SNES, le SNEP et le SNUEP à demander au ministre un moratoire sur la mise en place généralisée du LPC. Les personnels contestent par ailleurs une approche qui nie l’apport spécifique de chaque discipline à la construction et à l’acquisition de connaissances solides, qui prend le pas sur les apprentissages et qui alourdit nutilement leur charge de travail.

A tous les niveaux, les personnels refusent de se prêter à des attestations qui se transforment en véritables « usines à cases ». Ils n’adhèrent pas à une approche qui constitue d’autant moins une réponse aux difficultés des élèves face aux apprentissages que ces difficultés seront amplifiées par la politique de réduction systématique d’emplois dans l’éducation que poursuit le gouvernement.

Pour toutes ces raisons, quatre syndicats de la FSU (SNES, SNEP, SNUEP et SNUIpp) demandent solennellement au Ministre de suspendre l’entrée en vigueur du LPC. Ils demandent que l’on revienne à des principes sérieux, cohérents et lisibles en matière d’évaluation des élèves. Ils exprimeront ces demandes lors de l’audience au ministère le jeudi 26 mai à 12h00.

Communiqué de presse du SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU et du SNUipp-FSU – 26 mai 2011

→ Voir la lettre ouverte du SNUipp au MEN et un modèle de lettre aux parents et de motion du conseil des maîtres sur le site du SNUipp 95.


Janvier 2011

Socle commun : le « RMI des connaissances »
Nivellement par le bas et accentuation des différences sociales au sein de l’Ecole

→ Télécharger l’article de Sud Education 95 au format pdf.

 
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