Collectif national de résistance à Base élèves…

contre tous les fichiers scolaires

L’Union des DDEN de la Loire très inquiète sur Base élèves

Posted by retraitbaseeleves sur 13 juin 2009

Préambule :

Les Délégués départementaux de l’Education nationale sont désignés par l’Inspecteur d’Académie, pour 4 ans, après avis d’un Conseil départemental. Leur mandat est renouvelable et toujours révocable. Chaque délégué exerce sa fonction à titre individuel, dans la ou les écoles dont il a la charge, et collectivement, dans le cadre de sa délégation.
C’est en général un retraité de l’EN qui siège dans les commissions administratives, dans les conseils d’école. Il peut intervenir avec les parents d’élèves dans le cadre de négociations avec les mairies pour l’amélioration des conditions d’accueil. Il peut aider à communiquer avec l’IA dans le cas d’ouverture ou de fermeture de classes. Il veille à ce que l’intérêt de l’enfant soit toujours pris en compte dans l’école.

La position de la Fédération nationale des DDEN — le dernier congrès avait pris position contre base élèves — semble avoir évolué depuis les modifications de 2008 (nationalité, etc.). Le prochain congrès des DDEN, du 26 au 28 juin à Gérarmer, devrait préciser les choses.

MOTION PRESENTEE PAR L’UNION DE LA LOIRE DES DELEGUES DEPARTEMENTAUX DE L’EDUCATION NATIONALE, ADOPTEE PAR LE CONGRES DEPARTEMENTAL REUNI LE 6 JUIN 2009 A PELUSSIN

Les DDEN de la Loire, réunis ce jour, réaffirment les propos contenus dans la motion du congrès de Saint Jean de Monts en 2007, ils redisent par ailleurs :

  • L’attachement des DDEN à l’article 2 de la constitution  » la France est une république, laïque, démocratique et sociale « 
  • L’attachement des DDEN à l’école, publique et laïque, fondement de cette république, rempart contre l’extrémisme, le racisme et le rejet de l’autre.
  • Leur opposition à la remise en cause des lois de 1905.
  • Les DDEN proclament que la laïcité, seule, répond à la difficulté de faire vivre ensemble – dans la concorde et la liberté – des femmes et des hommes attachés à des options spirituelles multiples, diverses et parfois même incompatibles.
  • Les DDEN dénoncent les tentatives, qui, en dépit du caractère laïc de la constitution attribuent une mission de service public à l’enseignement privé, lequel entend conserver le caractère propre de ses écoles et ne peut, en conséquence, prétendre à une parité avec le service public. Ils dénoncent la signature scandaleuse des accords du Vatican.
  • Les DDEN estiment que la sectorisation, dans son souci de proximité et de mixité sociale, doit être maintenue et améliorée avec la mise en place de formes de soutien scolaire pour éviter toute « marchandisation » de l’enseignement et de l’éducation.
  • Les DDEN dénoncent la volonté d’instaurer des « jardins d’éveil » hors du service public de l’Education Nationale, en lieu et place de l’école maternelle pour l’accueil des enfants de deux ans.
  • Les DDEN demandent aux pouvoirs publics d’assurer à l’éducation nationale les moyens de la réussite pour tous, de confirmer les RASED et leurs personnels dans leur rôle, conformément, d’une part aux dispositions de la loi de cohésion sociale et d’autre part de celle du 11 février 2005 relative à l’accueil des élèves en situation de handicap.
  • Les DDEN appellent l’attention des pouvoirs publics sur l’importance du projet de « charte de la laïcité dans les services publics » proposé par le haut conseil à l’intégration qui réaffirme le rôle fondamental de l’état et de la laïcité du service public auquel les DDEN sont très attachés.
  • Les DDEN s’indignent que dans la patrie des droits de l’homme, qui a signé la convention internationale des droits de l’enfant, des parents, sans papiers, dont les enfants sont scolarisés, puissent être expulsés.
  • Les DDEN s’inquiètent de ce que l’outil de gestion « base élève » -mise en place d’un fichier informatique, bien que modifié, intégrant de multiples données sur chaque enfant- puisse se transformer en outil de repérage et comprennent les réserves de certains directeurs.
  • Les DDEN redoutent que le projet d’un décret d’application de la loi n02004-809 du 13 août, relative aux « libertés et aux responsabilités locales » prévoyant l’instauration, d’établissements publics d’enseignement primaire, n’entraine une mainmise des collectivités locales sur le système éducatif et la disparition de facto des DDEN.

Par ailleurs, les DDEN de la Loire observent dans les conseils d’écoles le désarroi de certains enseignants. Ils demandent que leurs choix pédagogiques soient examinés dans le cadre d’une négociation plutôt que par une répression aveugle. Nous ne les laisserons pas sanctionner sans réagir.

Les DDEN mandatent le bureau national pour mener une réflexion sur l’avenir des missions du DDEN : militant défenseur de l’école publique, laïque, médiateur des rapports au sein de l’école, où les partenaires sont de plus en plus nombreux, militant défenseur des intérêts de l’enfant.

Les DDEN mandatent le bureau national pour que tout soit fait pour agir ensemble, avec les organisations amies de l’école publique, dans le cadre de la défense du service public de l’éducation nationale.

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