Collectif national de résistance à Base élèves

Contre le fichage à l’école

Archives pour janvier 2009

Manifestation et rassemblement à Grenoble

Posté par retraitbaseeleves le 29 janvier 2009

La manifestation interprofessionnelle du 29 janvier a rassemblé environ 50 000 personnes 290109-banderole1à Grenoble. Et 1000 à 1500 personnes (d’après les organisateurs, mais je manque d’objectivité) ont participé au rassemblement de soutien à Jean-Yves Le Gall. Comme la police n’était pas là, on ne peut pas vous communiquer leur chiffrage.

Jean-Yves Le Gall a exprimé une fois de plus son opposition à base élèves sous les ovations des manifestants – ovations qui n’ont que pu arriver aux oreilles (pourtant particulièrement sourdes) de l’administration. Quant au garde-chiourme de l’inspection académique, qui se pavanait à l’extérieur au début du rassemblement, il s’est prudemment retranché dans le bâtiment quand un groupe d’étudiants a fait sauter la serrure de la grille de l’inspection – opportunément fermée – pour venir rejoindre les autres manifestants (qui étaient passés par le portail de derrière) – symbolisant ainsi (on peut rêver) l’émancipation des contraintes administratives aliénantes qui pèsent comme une chape de plomb sur nos existences…

Un ancien directeur d’école a lu un texte devant l’Inspection. Des membres des collectifs des Bouches-du-Rhônes, de l’Aveyron et de l’Hérault étaient présents avec leurs banderoles. Josef Ulla, de l’Aveyron, a participé à la délégation qui a été reçue par l’Inspectrice d’académie, aux côtés de membres de l’intersyndicale iséroise opposée à Base élèves, du Cirbe et de la Ligue des Droits de l’Homme.

Pourtant, l’inspectrice n’a rien cédé, déclarant que le retrait d’emploi de directeur de Jean-Yves Le Gall n’était “pas une sanction”. Il sera donc bien à l’ordre du jour de la commission administrative paritaire départementale du 3 février.

Personne n’est dupe, et il va sans dire que la décision d’appliquer cette menace serait perçue comme une inacceptable injustice par toutes les personnes présentes, physiquement et moralement.

À suivre…

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Sécurité internet : pas de quoi s’inquiéter

Posté par retraitbaseeleves le 27 janvier 2009

Le site de recrutement en ligne américain MONSTER a été victime de hackers ukrainiens, qui ont “cracké” des données personnelles, afin de les réutilliser à des fins frauduleuses

“Monster, qui compte au moins 80 millions d’utilisateurs dans le monde, faisant de lui l’un des plus importants au monde, vient de lancer un bulletin d’alerte sur la possible utilisation de données issues de ses bases par des tiers. Le site a en effet été la cible de pirates et “de tentatives illicites d’accession et d’extraction des renseignements de sa base de données”, indique un communiqué. “Nous avons récemment appris que certaines informations de contact et de compte ont été prises, notamment des identifiants utilisateur et des mots de passe, des adresses e-mails, des noms, numéros de téléphone et certaines données démographiques basiques.” Monster préconise donc à tous ses utilisateurs de changer de mot de passe et d’identifiant à leur prochaine connexion. La crainte est une utilisation illicite des données récupérées par les hackers sur la base de données, afin d’être réutilisées. Des attaques par phishing pourraient alors être mises en œuvre par les détenteurs des informations. De même, du spam ciblé concernant la recherche d’emplois serait une hypothèse tout à fait probable. C’est la 2ème fois que Monster est la proie des hackers. En 2007, 1,3 million d’internautes avaient vu leur données piratées.”

Heureusement, on peut être certains que la sécurisation de Base élèves est d’un niveau bien supérieur à celle de “Monster”…

Note : Nous vous rappelons qu’il n’est pas possible de garantir la stricte confidentialité des données échangées sur Internet.*

*Cette phrase apparait sur le site de l’Élysée

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DEI-France aux côtés des enseignants en résistance

Posté par retraitbaseeleves le 26 janvier 2009

DEI-France (Droits des Enfants Internationnal) a publié un communiqué soutenant les logo-deienseignants en résistance et demandant de revenir sur des réformes contraires à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).

Le point 3 parle de Base élèves en ces termes :

3. La base de données « Base-élèves », quant à elle, est un outil de suivi informatique unique destiné aux municipalités et aux écoles avec des champs théoriquement séparés ; cette base commune entre collectivités et écoles peut susciter des inquiétudes concernant la vie privée des enfants (article 16 de la CIDE), mais aussi la neutralité du traitement dont, à terme, ils pourraient faire l’objet du fait d’un risque fort d’interconnexion ou de recoupements avec d’autres fichiers. Pourtant, les parents ne peuvent pas s’opposer à l’inscription de leurs enfants dans « Base élève 1er degré », ce qui est contraire à l’esprit de l’article 5 (respect de la responsabilité, des droits et des devoirs des parents) voire de l’article 2.2 de la CIDE (non discrimination des enfants du fait de la situation de ses parents et de sa famille).
Certes la version actuelle de Base élèves a été expurgée des champs qui avaient légitimement suscité une polémique, mais une fois cet outil en place, son renseignement s’impose à tous les enseignants, et l’on peut craindre qu’une évolution future de son contenu n’en permette un usage différent non conforme aux droits de l’enfant.

Lire l’ensemble du communiqué

DEI-France a remis le 20 novembre 2008 un rapport au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies en vue de l’audition de la France en juin 2009. Il y est question du fichage des enfants et de Base élèves. Voilà qui complétera admirablement le dossier déposé à l’ONU par le CNRBE.

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Le premier qui dit la vérité, il sera destitué !

Posté par retraitbaseeleves le 24 janvier 2009

Jean-Yves Le Gall, directeur de l’école élémentaire de Notre Dame de Vaulx (4 dl290109classes) en Isère, a toujours dit non au fichage des enfants. Il fait partie des 171 directeurs qui ont signé un engagement à ne pas renseigner Base Elèves. C’est la première fois en France qu’une CAPD, Commission Administrative Paritaire Départementale, examinera, le 3 février 2009, le retrait d’emploi de direction d’un enseignant assumant sa démarche jusqu’au bout. Ce retrait d’emploi de direction est envisagé par l’Inspectrice d’Académie de l’Isère, qui prendra sa décision après avoir consulté la CAPD.

Jean-Yves Le Gall ne changera pas d’avis, alors que la perte de la direction est lourde de conséquences pour lui au niveau financier comme au niveau de son poste d’enseignant : il devra participer au mouvement des enseignants, avec une forte probabilité de quitter son école et sans être certain de retrouver un poste pas très éloigné de chez lui. Alors pourquoi cette extrême détermination ?

Lors d’une convocation à l’Inspection Académique, qui a précédé l’inscription du retrait de son emploi de direction à la CAPD du 3 février, Jean-Yves le Gall a affirmé, entre autres, les choses suivantes :

« J’ai eu l’occasion de dire à mon Inspectrice que je ne participerai pas à la mise en place du fichier Base Elèves pour des raisons d’éthique. Je ne peux renier des principes fondamentaux à mes yeux : le respect de l’enfance et le respect des familles.

La multiplication des instruments de contrôle social est déjà très inquiétante … mais élargir ceux-ci à l’enfance est proprement intolérable. Les enfants ne sont pas des citoyens et n’ont pas le statut juridique pour rendre des comptes à la collectivité. Ils doivent être protégés et non fichés. Préserver un monde de l’enfance à l’écart de la société des adultes me paraît fondamental.

La tradition laïque de l’école devrait préserver la séparation entre la vie publique des citoyens et la vie privée des personnes, et par là même l’équilibre entre l’Etat et les familles dans le domaine de l’éducation. Les enfants sont inscrits d’autorité dans le fichier Base Elèves, sans que le droit d’opposition de leurs parents ne puisse s’appliquer …

Rien ne me destinait, en prenant en charge la direction d’une école, à devenir un des rouages, si modeste soit-il, de la mise en place d’une société du fichage généralisé, qui me semble être une dérive dangereusement liberticide. Au nom d’une éthique de mon engagement professionnel en tant qu’Enseignant, Educateur et Citoyen, il m’est impossible de participer à ce qui me paraît être de nature à remettre en cause les fondements mêmes de notre société républicaine. »

Jean-Yves Le Gall a par ailleurs été un des pionniers et un militant de la correspondance télématique entre classes, à l’époque où celle-ci transitait par le minitel. Il utilise l’informatique dans son enseignement comme dans la direction d’école.

Au Collectif National de Résistance à Base Elèves, au sein duquel milite Jean-Yves Le Gall, nous posons les questions suivantes, entre autres :

- Base Elèves est-elle utile ? indispensable ?

- Chaque citoyen, chaque fonctionnaire ne doit-il pas se sentir impliqué et acteur de certains choix de société et notamment ceux concernant sa vie privée ?

- Est-il normal qu’un fichier généralisé de la population dès 3 ans se mette en place sans débat public et sans débat parlementaire ?

- En matière de fichage, l’Education nationale ne devrait-elle pas adopter un  principe de précaution ?

- Tous les informaticiens s’accordant à reconnaître la fragilité du système internet (même la carte bancaire du président a été piratée) : pourquoi parle-t-on de sécurisation des données pour BE ?

- Quel est l’intérêt de faire sortir des données nominatives des écoles ?

- Quel est l’intérêt de conserver des données sur un fichier sur toute la scolarité ? Nous entrons alors dans une traçabilité de la personne !

- Pourquoi cacher la constitution de la base nationale des identifiants élèves (BNIE), conservant des données pour 35 ans à partir de Base Elèves ?

- Quel sera le lien entre le livret électronique de l’élève et Base Elèves ?

- Les compétences des personnes relevant de leur vie privée doivent-elles être consignées dans un fichier, circulant qui plus est sur internet ?

- Quelles garanties avons-nous que les demandes de renseignements confidentiels,  supprimées dans la nouvelle mouture, en juin 2008 , c’est à dire langue parlée à la maison, catégorie socio-professionnelle des parents, pays d’origine, suivi psychologique  et médical etc,  ne soient pas réintroduites dans les années à venir?

- Pourquoi les parents ne peuvent-ils pas utiliser le droit d’opposition du fichage de leur enfant comme il est pourtant écrit dans la loi  Informatique et Libertés? Le livret scolaire est propriété des parents,  base-élèves, celle de l’Etat.

- Quelles garanties avons-nous que bientôt le fichier ne soit utilisé par les futurs employeurs?

- L’ordonnance n° 2005-650 permettant l’accès aux sociétés privées à tous les fichiers propriétés de l’état, s’applique-t-elle à Base-éleves?

Tant que nous n’aurons pas toutes ces garanties, nous refuserons le dispositif Base Elèves !

Plusieurs syndicats enseignants, la FCPE, la LDH, le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des Avocats de France ont appelé à la vigilance. Nous devons montrer, notamment en soutenant massivement Jean-Yves Le Gall, que l’opposition à Base Elèves persiste, le fichage n’ayant avancé que sous les menaces, tronquant le débat. Un principe de précaution s’impose : ce fichier n’est pas indispensable, le Ministère doit le supprimer.

L’arrêté sur Base Elèves du 20 octobre 2008 soulève de nombreuses questions qui ont motivé un nouveau recours en Conseil d’État le 20 décembre après celui déposé en juin dernier. L’arrêté n’efface pas les nombreuses irrégularités (notamment la collecte de données et les défauts d’informations aux familles) qui ont été commises antérieurement à sa parution.

Dès à présent, nous pouvons mesurer qu’avec le livret scolaire électronique prévu, comprenant le livret de compétences incluant lui-même les résultats des évaluations, Base élèves et l’immatriculation de l’élève deviendra un redoutable outil de traçabilité des jeunes, les enfermant dans un déterminisme contraire à notre éthique professionnelle.

Nous appelons tous nos collègues directeurs à signer l’appel national : « Directrices, directeurs d’écoles, n’ayant pas renseigné « Base élève », nous ne mettons pas et nous ne mettrons pas en place l’application dite « Base élèves ». Directrices, directeurs d’écoles, ayant renseigné « Base élève » par nécessité de service, nous bloquerons dès à présent les remontées de données de nos élèves. TOUTES ET TOUS, NOUS DEMANDONS L’ARRÊT DE L’APPLICATION « BASE ÉLÈVES » ainsi que la destruction de toutes les données déjà collectées. »

Nous appelons donc tous nos collègues adjoints et directeurs à signer la pétition de soutien aux directeurs qui refusent Base élèves et à la faire circuler auprès des parents et citoyens. Nous avons le soutien de Syndicat de la Magistrature, du Syndicat des Avocats de France et de nombreuses organisations.

Nous appelons tous ceux qui le peuvent à profiter de la grève interprofessionnelle du jeudi 29 janvier 2009 pour se rendre à Grenoble, à 13h devant l’Inspection Académique de l’Isère, rue Joseph Chanrion, tout près de la Préfecture où se termine la manifestation, à un grand rassemblement national de soutien à Jean-Yves Le Gall et à ses 170 collègues.

Jean-Yves Le Gall ne fait que dire la vérité,

il ne doit pas être destitué !

Collectif National de Résistance à Base Élèves (CABEC (Collectif anti-Base-élèves de Corse) ,CGT Éduc’action ,CIRBE (Collectif isérois pour le retrait de Base-élèves) , Conseil National de la Résistance, Collectif de l’Ain , Collectif de l’Ariège,Collectif de Haute-Garonne,Collectif du Morbihan, Collectif du Tarn, Collectif du Tarn-et-Garonne, Collectif de la Vienne, Collectif 93 pour l’accès aux droits fondamentaux ,Collectif Anti Hiérarchie , Collectif Lotois , Collectif Sud Aveyronnais, Collectif Sud Finistérien, Collectif du Sud de la Haute-Garonne, Collectif de Sisteron ,CORRESO ,CRABE 12 ,CRABE 38,CRABES (Quimper) ,CRBE 26 ,Collectif de la Loire ,École Vitruve, Emancipation, FCPE 94, FNER, Organisation Femmes Égalité, LDH Châtenay-Malabry, LDH Sartrouville, LDH Toulon (84) ,MRAP , Non à base éleves 34 , PAS 38 , Privacy France (BBA) , SAIPER (La Réunion) , Stop Fichage 13 , SUD-Education 34 , SUD-Education Puy de Dôme (63) , Syndicat de la magistrature , Sud éducation Paris , Fédération Sud Education , Syndicat des Avocats de France , UDAS (Union Des Alternatives Syndicales) .

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Pétition pour le retrait de base élèves et en soutien aux directrices et directeurs d’école

Posté par retraitbaseeleves le 21 janvier 2009

Résistance citoyenne contre le fichage des enfants. Soutien à l’appel des directrices et directeurs d’école

Enseignants, parents d’élèves, élus, citoyens, syndicats et associations manifestent, depuis 4 ans, leur opposition au fichier « Base élèves 1er degré » : pétitions locales et nationales, courriers d’opposition des parents, motions de conseils d’école, manifestations, voeux d’opposition de nombreuses communes.

Refusant la mise en oeuvre de Base élèves 1er degré, de nombreux directeurs d’école ont décidé de résister ensemble, face aux menaces de leur hiérarchie, en lançant un « Appel des directeurs et directrices à la résistance contre le fichage des enfants ».

Par cette pétition, nous leur affirmons tout notre soutien. Avec eux, nous nous opposons à la mise en place par le Ministère de l’Education Nationale d’un fichier national de toute la jeunesse : la Base nationale identifiants élèves (BNIE), fichier dissimulé derrière Base élèves, enregistrera des données personnelles relatives à tous les enfants, dès l’âge de 3 ans et pour une durée de 35 ans.

Avec eux, nous exigeons le retrait de Base élèves, de la BNIE et la destruction des données déjà enregistrées.

Appel soutenu par le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France, le MRAP, la Fédération nationale pour l’école rurale (FNER), les syndicats UNSEN-CGT Educ’action, SUD Education et l’Union des alternatives syndicales, le Conseil national de la résistance, Emancipation, Privacy France ainsi que tous les membres fondateurs du Collectif national.

Signez la pétition

- Tract de soutien aux directeurs, décembre 2008 (1 page, fichier PDF)
- Tract pour le retrait de base élèves, janvier 2009 (1 page, fichier PDF ou fichier RTF modifiable)
- Pétition prête-à-imprimer – 25 signatures (1 page, fichier PDF)

Lisez l’Appel des directeurs
L’appel sur le site de la LDH Toulon

Une pétition de soutien à Bastien Cazals, le directeur refuznik le plus durement sanctionné jusqu’à présent, est également en ligne sur le site Une école pour Victor et Hugo

D’autres pétitions ont été lancées pour soutenir d’autres directeurs et directrices.

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Assemblée Générale Nationale des collectifs de parents et d’enseignants

Posté par retraitbaseeleves le 20 janvier 2009

Proposition de plate forme revendicative.

L’assemblée générale nationale des collectifs de parents et enseignants en lutte réunis le 24 Janvier dans le Rhône à Villeurbanne, affirme sa volonté de mobilisation pour la défense et la promotion d’un service public d’éducation de qualité.

Ceci passe par le retrait de toutes les contre-réformes qui menacent le service public d’éducation de la maternelle à l’université. Nous appelons à refuser :

  • La suppression de 13500 postes qui dégradent les conditions d’enseignement et d’apprentissage.

  • La mise en place de structures privées et payantes pour les enfants de deux ans.

  • Les nouveaux programmes rétrogrades et inadaptés.

  • La suppression des RASED et la mise en place de l’aide personnalisée en dehors du temps scolaire.

  • La mise en place d’évaluations nationales destinées à mettre en concurrence les écoles et les établissements.

  • La mise en place des EPEP qui va couper le lien entre écoles, élèves, parents, et renforcer les pressions hiérarchiques.

  • Le fichage systématique des élèves : Base élèves, SCONET

  • Le recours de plus en plus régulier à des personnels précaires et non formés pour assurer les remplacements et les missions de service public (accompagnement éducatif…).

  • La multiplication des heures supplémentaires et des remplacements à l’interne au détriment de l’emploi public et de la qualité de l’enseignement.

  • Le suppression du BEP qui va laisser pour compte les élèves les plus fragiles, et la mise en place du Bac Pro en 3 ans qui va dévaloriser le diplôme.

  • La contre réforme du lycée qui n’a été que repoussée.

  • La suppression des IUFM et la remise en cause de la formation initiale et continue.

  • La banalisation des interventions policières dans les établissements et la traque des élèves sans papiers.

  • La remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux

En préalable à toute négociation, nous exigeons :

  • le retrait de toutes ces mesures qui visent à terme un véritable démantèlement du service public d’éducation.

  • La levée des sanctions touchant les personnels, étudiants et lycéens en lutte.

Nous exigeons :

  • La création des postes nécessaires à un fonctionnement de qualité du service public d’éducation.

  • La prise en charge des enfants en difficulté par des mesures pédagogiques adaptées sur le temps scolaire, par des personnels qualifiés, spécialisés, et titulaires.

  • Une école gratuite et laïque, accessible à tous ceux qui le désirent dès deux ans.

  • La préservation de la liberté pédagogique des enseignants.

L’assemblée générale nationale de parents et d’enseignants en lutte réunie ce 24 Janvier 2009 appelle :

  • A un mouvement revendicatif d’ampleur passant par la grève, le blocage, la désobéissance, l’occupation et qui ne cessera qu’au retrait des mesures Darcos.

  • A participer massivement à la grève interprofessionnelle du jeudi 29 Janvier, à envisager des suites et poursuivre la mobilisation interprofessionnelle notamment avec les salariés des autres services publics.

  • A participer à la réunion de coordination de « l’appel des appels » prévue le 31 Janvier à Paris et à y envoyer des mandaté-e-s.

  • A organiser une « journée de l’éducation » (écoles, collèges, lycées, universités) le 10 mars 2009 qui peut passer par des « nuits des écoles », des occupations ou blocages par les parents, des réunions d’information par des enseignants grévistes auprès des parents ou encore des action médiatiques.

  • A se coordonner dans l’action et les luttes à l’échelle locale et nationale.

  • A interpeller les élus sur les mesures actuelles sur l’éducation.

Nous nous adressons aux fédérations syndicales de l’éducation, aux fédérations de parents, aux coordinations étudiantes et lycéennes pour qu’elles soutiennent et portent unitairement les revendications de l’assemblée générale nationale des collectifs de parents et enseignants.

Nous appelons à une nouvelle assemblée générale nationale de parents et d’enseignants le 7 Février à Paris

Collectif de sites

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Chassées par la porte, les compétences reviennent par la fenêtre

Posté par retraitbaseeleves le 16 janvier 2009

Sorti par la grande porte de Base élèves en octobre passé, l’enregistrement des compétences revient en douce par le biais des évaluations des élèves de CM2 et de CE1

La nouvelle version de Base élèves, mise en place fin 2008 par l’éducation nationale, ne comporte plus les compétences de l’élève, qui posaient problème. En effet, alors que le dossier scolaire était la propriété des familles, base élèves est la propriété de l’État. Dès lors, tous les résultats des élèves restent accessibles par l’administration, avec le risque qu’ils soient un jour communiqués au privé. L’objectif final étant la carte européenne d’accréditation des compétences, souhaitée par la Table Ronde des Entrepreneurs, une cinquantaine d’entrepreneurs européens qui ont pensé pour nous ce que devait être l’Education, mais surtout le marché de l’Education. Lisez la suite de cette entrée »

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Soutien de la section de Châtenay (92) de la LDH

Posté par retraitbaseeleves le 15 janvier 2009

La section de Châtenay-Malabry de la Ligue des Droits de l’Homme exprime son soutien plein et entier à la démarche courageuse des directrices et directeurs qui refusent d’inscrire les enfants de leurs écoles dans le fichier Base élèves malgré les pressions et les sanctions qu’ils subissent de la part de leur hiérarchie.
Nous partageons avec eux la conviction que ce fichier comporte des risques graves d’utilisation abusive de données personnelles concernant les enfants et leurs familles. Or l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme proclame le droit au respect de la vie privée, et la Convention Internationale sur les Droits de l’enfant protège spécialement les enfants de toute intrusion dans leur vie privée et familiale (article 16).

Notre inquiétude se nourrit de l’attitude du Ministère de l’Education Nationale, depuis que celui-ci a commencé à imposer le fichier Base élèves dans les écoles. En effet contrairement à l’obligation faite par la loi dite « Informatique et Libertés » d’informer les personnes avant de les inscrire sur un fichier, le Ministère s’est peu soucié d’informer les parents sur la nature et l’utilisation réelle de Base élèves. Il a fallu une forte mobilisation du côté des parents et des enseignants pour que les informations les plus dangereuses soient enfin éliminées. Mais le Ministère a omis de révéler que Base élèves alimente la Base nationale des identifiants élèves (BNIE), qui affecte à chaque élève un numéro personnel unique, puis garde sur chacun des informations qui seront conservées, et enrichies chaque année, pour une durée de 35 ans. Ajoutons que le 7 mars 2007, la loi de prévention de la délinquance a permis aux maires d’avoir accès à ce fichier, ce qui permet de mettre en relation plusieurs fichiers, et augmente encore le nombre de ceux qui pourront faire appel à Base élèves (400 personnes, d’après le ministère !).

Comment, dans ces conditions, s’assurer du respect absolu des règles légales qui protègent ces données personnelles sensibles ? Puisque le Ministère a supprimé des données, quelle garantie avons-nous qu’elles ne seront pas rétablies, ou que de nouvelles données ne seront pas ajoutés sans en informer les parents? L’actualité nous apporte des signes inquiétants sur ce point, et l’exemple du fichier Edvige est éloquent : il était prévu pour recueillir des données strictement prohibées dans tout fichier, et permettait de ficher des enfants à partir de 13 ans sur des présomptions de risque de trouble à l’ordre public. Devant l’indignation soulevée par ce projet, le gouvernement a retiré Edvige, mais le fichier proposé pour le remplacer maintient le fichage des enfants à partir de 13 ans, sur des présomptions, ce qui est inadmissible.

Quelle est l’utilité de Base élèves, pour les enfants, pour les parents ?

De nombreux directeurs et directrices pensent que Base élèves n’est pas nécessaire pour gérer les effectifs de leurs écoles, et suivre les apprentissages des élèves. Les directeurs ont les compétences voulues, et déjà des outils informatiques fiables pour le faire, ils sont contrôlés par les Inspecteurs départementaux. Les conditions de la confiance sont donc réunies avec la hiérarchie, et avec les parents, et les données personnalisées n’ont pas besoin de quitter l’école. Elles sont simplement détruites lorsque l’enfant change d’école ou de cycle, ne laissant visible que le parcours scolaire de l’enfant. Les parents restent détenteurs des livrets scolaires. Les données chiffrées anonymes suffisent parfaitement au niveau de l’Inspection d’Académie, et tout risque de dérive est alors écarté. En ce cas, pourquoi prendre des risques aussi graves en utilisant Base élèves ?

A Châtenay-Malabry, le 15 janvier 2009

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Soutien de la Cimade

Posté par retraitbaseeleves le 15 janvier 2009

Le Collectif National de Résistance à Base Élèves a reçu le 11 janvier le soutien de la Cimade* en ces termes :

“Bravo pour votre combat contre cette nouvelle forme de totalitarisme politique qu’on a pu appeler en Amérique Latine la “démocratie limitée”. Soyez assurés de notre entier soutien.
Françoise Rocheteau et Jean-Pierre Cavalié ; délégués nationaux de la Cimade en PACA.
Bonne année”

* « La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent, qui sont opprimés et exploités, et d’assurer leur défense, quelles que soient leur nationalité, leur position politique ou religieuse. » Voir le site internet de la Cimade.

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Refus de clés OTP

Posté par retraitbaseeleves le 14 janvier 2009

Le 13 janvier, au Lauzet sur Ubaye (Alpes de Haute Provence), 17 directeurs étaient invités par leur Inspecteur de l’Education Ntionale (IEN) à prendre leur clé OTP. 15 ont refusé de le faire.
Au début de la réunion, des parents d’élèves en ont profité pour transmettre à l’Inspecteur d’académie via l’IEN des lettres de refus de fichage de leurs enfants. La Presse était présente (Dauphiné Libéré).

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